Skip links

Avian Puma DXL : la direction assistée

Quoi ?!
De l’innovation dans le delta ?!

Si, si, c’est possible ! Et le constructeur anglais Avian en apporte la preuve avec la nouvelle version DXL (« liaison dynamique ») de son aile à mât performante, le Puma.

L’idée du « Dynamic » est née du prototype du « Project Seven », dont le but est de dissocier les paramètres que l’on a l’habitude de compromettre afin de tous les améliorer : maniabilité, stabilité et performance.

Maniabilité

La clé de cette histoire réside dans de petites astuces mécaniques situées au niveau des plaques de nez, qui les rendent mobiles. Cela permet une rotation couplée des bords d’attaque, à la manière du différentiel d’une voiture.

En vol, cela se traduit par une aile qui « parle » davantage, en signalant au pilote les mouvements d’air, mais aussi — et c’est encore mieux — par une véritable sensation de direction assistée. L’aile est devenue bien plus facile à piloter étarquée qu’auparavant, ce qui permet de cheminer dans les lignes porteuses avec plus de 50 % de tension et à faible vitesse, tout en minimisant le taux de chute. Le décrochage reste parfaitement contrôlable et doux jusqu’à 50 % de tension.

Stabilité

Ce gain en maniabilité — avec une réduction des efforts et du délai de contrôle — nous a permis de redonner de la stabilité à l’aile afin de la rendre plus saine. Grâce à l’allongement des câbles latéraux et à l’ajout de winglets, l’aile gagne en dièdre et donc en stabilité latérale. Les virages se coordonnent plus facilement et l’aile n’a plus tendance à partir en glissade.

Aussi encombrants soient-ils, les nouveaux winglets présentent également l’avantage extraordinaire de grandement stabiliser le lacet, surtout à haute vitesse. Les prises de vitesse en approche deviennent ainsi beaucoup plus sûres, car l’aile est véritablement sur des rails. Cela contraste fortement avec les ailes les plus comparables, comme le Fizz ou le Combat, réputées très nerveuses en approche.

Ce qui est également très appréciable en vol, c’est de ne plus ressentir le fort lacet inverse propre aux ailes à fort allongement.

Performance

Ici, les gains se ressentent, mais sont difficiles à mesurer. Je vais donc les expliquer.

Grâce à l’augmentation de la stabilité, nous avons pu inverser les excentriques de bout d’aile afin de les orienter vers le bas. Cela permet de mieux aligner le bord d’attaque avec le bord de fuite, d’améliorer la répartition de la portance et ainsi de réduire le taux de chute. L’ajout des winglets nous a également permis d’optimiser encore davantage ce taux de chute.

Le résultat final est une aile qui plane un peu mieux, mais surtout qui grimpe en thermique et chemine monstrueusement bien !

Le Puma est une aile qui existe depuis 15 ans et qui intègre de nombreux autres éléments propres à Avian. Au premier regard, ce qui saute aux yeux, c’est la qualité de finition de la voilerie et de l’accastillage.

Tout est impeccable : les tissus de voile sont allégés, les coutures sont parfaitement droites et suivent les courbes sans se croiser, les pièces en aluminium sont anodisées couleur or et tous les écrous sont serrés juste ce qu’il faut, puis verrouillés à la Loctite en plus du Nyloc.

La barre de contrôle en carbone est non seulement unique par sa forme, mais aussi incassable ! Cela vient du fait qu’il s’agit de la seule barre moulée en un seul bloc, avec des chaussettes de fibres qui en font tout le tour.

Ma démonstration favorite consiste à sauter dessus lorsque l’aile est montée, afin de montrer à quel point elle est résistante. Je ne peux que vous laisser imaginer la tête des pilotes qui voient ça !

Les montants « Speed » sont également uniques en leur genre. Ils sont constitués d’une partie avant et d’une partie arrière, libres de coulisser l’une contre l’autre. Cela permet au montant de fléchir vers l’avant, protégeant ainsi le bras du pilote qui était encore en train de pousser lorsque le trapèze s’est planté.

Dernière particularité, tout aussi intéressante : les embouts de lattes s’ouvrent sur le côté, plutôt que verticalement comme chez les autres constructeurs. Ils se verrouillent très solidement et, s’ils venaient à s’ouvrir en vol, ils ne relèveraient jamais le bord de fuite. Cela évite de se retrouver soudainement avec une aile ayant une forte tendance à partir en virage, difficile à contrer, comme cela peut arriver avec les ailes d’autres constructeurs.

La combinaison de toutes ces qualités en fait incontestablement le nec plus ultra en matière d’aile à mât. De quoi gagner les championnats de la classe Sport, de plus en plus populaires — comme Tim Swait, vainqueur des championnats britanniques et du championnat de France en juillet 2026 — et battre des records de distance, comme Sean CT en juillet 2026.

Cette aile s’adresse à ceux qui en ont assez du poids des ailes sans mât, mais souhaitent conserver de bonnes performances, ainsi qu’à ceux qui recherchent des vols toujours plus longs sans pour autant franchir le pas du sans-mât.

Si vous êtes intéressé(e), contactez Sean à l’adresse suivante : avianazur@avianonline.co.uk